Sécurité et Climat – Le temps des renoncements organisés


Avril 2026 s’inscrit dans la temporalité troublante d’un monde occidental qui ne semble plus vraiment choisir sa trajectoire, mais s’ajuster, parfois à reculons, à une réalité qui lui échappe, façonnée par des décideurs qui peinent à assumer leurs décisions et sont au bord de perdre, si ce n’est déjà fait, toute confiance électorale. L’actualité récente en porte l’empreinte, avec des tensions géopolitiques qui s’installent et deviennent structurelles, alimentant en parallèle des fragilités financières déjà maintenues sous perfusion, avec risque d’effet domino de la fermeture du détroit d’Ormuz sur toute l’économie, potentiellement impossible à contenir.

Dans ce paysage, les politiques environnementales (urgences majeures planétaires il y a peu encore) passent sous tutelle sécuritaire. Un mouvement discret, presque sans débat — et c’est précisément ce qui le rend puissant. 

En quelques mois, nous avons vu une ambition structurante (le climat) devenir une variable d’ajustement (défense oblige), le tout justifié par une question qui fait fi de tout argument : À quoi sert de sauver la planète à horizon 2050 si l’on doute de nos vies à 3-6 mois ?

En même temps, si la guerre systémique reste permanente et si ces trois mois ne sont que les premiers d’une succession sans fin, les enjeux climatiques doivent rester sur la table de nos priorités !

édito n° d’avril du GEAB (site d’anticipation de l’évolution de la crise systémique globale)